Reportage – Balla Gaye 2 à l’INSEP

Une journée bien remplie dans cadre de l’excellence du sport français

Balla Gaye 2, conseillé par son ami et homme de confiance Aziz Ndiaye, a fait le choix ambitieux de se préparer à l’Insep, l’un des plus grands centres internationaux d’entrainement olympique et paralympique. Pour ce deuxième séjour du champion sénégalais, Les Arènes a suivi une journée d’entrainement de Balla, allant du coup, à la découverte de ce joyau du sport français.


Par Rokhaya THIAM

C’est donc dans les bois de Vincennes que l’on appelle le poumon de Paris que se situe l’INSEP (institut national du sport, de l’expertise et de la performance), non loin du château, de l’hippodrome Paris Vincennes, de la Cartoucherie, loin des agglomérations, des habitations et du bruit de la grouillante capitale Paris, dans le 12e arrondissement. L’établissement imposant occupe pas moins de 28 hectares, regroupant près de 150 entraineurs nationaux dans vingt-huit disciplines olympiques et paralympiques pour huit cents sportifs de haut niveau dont plus cinq cents sont accueillis à l’année.

Actuellement, Balla Gaye 2 y séjourne en même temps que la crème du sport français qui se prépare entre les murs de ce prestigieux et vaste centre sportif durant cette période pré olympique pour les JO de Tokyo 2020 prévus du 22 au juillet au 8 août 2021. Ce sont en effet, les athlètes français sélectionnés pour les JO qui y sont admis ; les visites étant suspendues jusqu’à la fin du mois d’août. Nous avons d’ailleurs raté de peu le judoka et recordman du titre de champion du monde (poids lourds plus de 100 kilos) Teddy Riner et aperçu les frères Renaud et Valentin Lavillenie au cours de la journée. Il fallait donc montrer patte blanche avant d’accéder à l’intérieur à cause, bien-sûr, de l’épidémie de Covid-19.

A l’accueil, impérativement il est exigé de présenter un test PCR effectué 72 heures auparavant ou alors un certificat de anti-covid. Heureusement que nous étions nous avions déjà pris nos deux doses de vaccin.

Rendez-vous était donné à 9 heures avec le caméraman Am K. et son assistant ; parce que, pour la petite histoire, Balla a créé une chaine YouTube qu’il cherche à promouvoir et à alimenter le contenu. Evidemment, charité bien ordonnée commençant par soi-même, les abonnés de BG Tv seront bien servis avec ce reportage qui leur montre le quotidien de leur idole en pleine préparation dans ce cadre de l’excellence. Des images inédites du champion…Ça promet.

Après un contrôle strict à l’entrée nous sommes accueillis par Moussa Fall qui est le responsable national du saut en hauteur français. Il nous fait découvrir d’abord le restaurant où il a généreusement invité la petite équipe à prendre un copieux petit déjeuner avant d’attaquer la journée aux cotés de Balla et de ses entraineurs. L’on devinait aisément que ça allait être assez speed, Moussa Fall étant très strict sur la ponctualité et le respect du planning de son protégé. Ce dernier était déjà réveillé depuis belle lurette et nous attendait. Une course contre la montre démarrait.

Caméra allumée, la petite équipe derrière notre hôte et guide Moussa Fall en ces lieux qu’il connait comme sa poche, toqua à la porte du champion. L’accueil à la sénégalaise est chaleureux, avec des airs de retrouvailles avec le reporter de Les Arènes et le caméraman ; tout ce beau monde se retrouvait à Paris comme dans l’arène autrefois.

Dans sa chambre moderne au confort standard, offrant une vue sur le bois de Vincennes, Balla écoutait des khassaïdes (chants religieux de la confrérie des mourides), les volets encore fermés profitant encore de ces quelques moments de répit avant d’entamer une nouvelle journée de durs exercices.

Première étape du pensionnaire de l’Insep, séance de boxe avec son entraineur qui n’est autre que le français John Dovi, médaillé d’argent à Houston aux championnats du monde en 1999, médaillé de bronze deux ans plus tard à Belfast et encore médaillé d’argent en 2001.
Direction la salle d’entraînement de boxe où Moussa Fall nous demande de ne pas prendre d’images des athlètes trouvés sur place. Le coach de Balla Gaye 2, terminait une première séance avec un autre pensionnaire et enchaîna sans perdre de temps avec le lui. Ce dernier avait déjà enfilé ses chaussures de boxe.

Il lui mit les bandes de boxes incontournables avant la séance ; puis les gangs enfilés, Balla et son coach sont montés dans le ring. Commença alors une dure séance au cours de laquelle John Dovi confiera entre une courte pause pour permettre à son poulain de se boire quelques gorgées d’eau, « qu’il est toujours surpris par la capacité de Balla de mémoriser les mouvements ». L’entrainement de boxe était très physique, éprouvant ; des coups répétés de Balla dans la zone de frappe de son entraineur, qui le stimulait par des slogans dans un jargon bien à la boxe ; on chasse le coup, on se déplace, on esquive…Ils ont beaucoup transpirer ; John Dovi poussant son élève jusque dans ses derniers retranchements. Les coups de contre, les coups de poings directs pleuvent suivis par des accrochages, des contre-offensives comme dans un match de boxe en vrai. Dans sa tenue laissant apparaitre son gros tatouage à l’avant-bras droit, Balla ressemblait drôlement à un boxeur.

Après la boxe, place à la séance de récupération avec un autre coach mais qui n’en est pas moins un vice-champion français en haltérophilie aux JO de Pékin en 2008. Il s’agit de Vincelas Dabaya. Il prend en charge le volet récupération. Et, comme il nous le dira plus tard dans l’entretien qu’il nous accordé, « la récupération est un point très essentiel à la performance ».  Sauna, bain chaud pour dilater les muscles, apporter une sensation de bien-être mais surtout pour améliorer la qualité de sommeil. Puis bain froid à une température de moins 10° à 14° pour favoriser la récupération musculaire ; c’est à cela que se résumait la séance du jour.

Il était déjà 13h30 minutes passées quand le champion de Guédiawaye terminait sa matinée d’entrainement. Un déjeuner nutritionniste et diététique l’attendait ; rien à voir avec notre thiébou dieune national, le yassa poulet ou le mafé.

Et, juste après, Balla Gaye 2 répondait enfin à nos questions dans une interview où on abordera évidemment son combat contre Bombardier mais aussi les trois autres, la couronne du Roi des Arènes, d’un probable combat contre son challenger légendaire, Modou Lô.

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