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L’affaire du prêcheur Oumar Sall devient très sérieuse, avec des implications inquiétantes pour sa liberté. Il est poursuivi par le Collectif International des Talibés Cheikh pour plusieurs accusations.

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Le prêcheur a eu deux fois un retour de parquet, un week-end en garde-à-vue et dans la foulée une prière du vendredi à la mosquée ratée, des prêches… sans oublier les inquiétudes et angoisses des parents et amis.
C’est ce lundi 20 novembre qu’il sera édifié sur son sort.

Il est reproché à Oustaz Ahmed Oumar Sall d’avoir dénigré des pratiques essentielles de la Tidjaniya, que sont le hadaratoul jummah et le wazifa. Ce qui fait qu’il est donc poursuivi pour « diffamation et insulte commises par le biais d’un système informatique envers un groupe de personnes se distinguant par la religion ».

Il est vrai que le pêcheur et Oustaz a fauté. Disons-le, il s’est moqué de la foi de millions de personnes en s’attaquant de la manière dont il l’a fait, à la Tidjaniya. Il a offensé une grande et importante communauté religieuse.

De ce fait, il est aisé de saisir l’intention du Collectif International des Talibés Cheikh de faire de cette affaire un exemple pour dissuader d’autres de suivre le même chemin que le pêcheur Oumar Sall.

Seulement, il est également crucial de rappeler que cette situation implique uniquement des individus de foi musulmane. Tout se déroule dans le contexte de la pratique religieuse. Dès lors, à travers cette affaire regrettable, ne devrions-nous pas plutôt considérer l’opportunité pour les personnes impliquées d’exercer une recommandation : le pardon.
Le pardon représente l’une des qualités de notre bien-aimé Prophète Mohammed Rassouloulah (PSL) que nous, musulmans, nous nous efforçons d’imiter et de suivre. Ainsi, c’est une occasion pour les plaignants de pratiquer le pardon en tant que membres de la communauté musulmane.

Pardonner l’offense de Oustaz Oumar Sall pourrait démontrer un caractère déterminant de la Tidjaniya ainsi que toute sa grandeur.
Les paroles du prêcheur étaient indéniablement blessantes, mais espérons que les événements récents qu’il a traversés (convocations et tracas) le pousseront à réévaluer sa méthode de communication. Il pourrait dorénavant adopter un ton différent en s’adressant aux autres confréries, mais surtout, il est souhaitable qu’il accorde un réel respect à la foi des autres.

Dans une perspective plus large, pardonner à Oustaz Oumar Sall pourrait contribuer à la réconciliation et à la paix sociale.

Qui sait ? Cela pourrait représenter une occasion de compréhension et de réconciliation, ouvrant la voie à la résolution des tensions entre les adeptes de différentes confréries, surtout à un moment où certains exploitent négativement les réseaux sociaux dans le contexte actuel.

Cela semble être une démarche plus sage et bénéfique que de perpétuer un cycle de vengeance ou de rivalité entre les divers courants confrériques du pays. Naturellement, tout cela nécessite de surmonter les émotions négatives de chacun pour adopter une attitude plus bienveillante.

Le fait de pardonner à Oustaz Oumar Sall offrirait la possibilité de restaurer les relations endommagées entre la communauté des Ibadous à laquelle il appartient et les autres confréries.

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