La CAN 2025 consacre le Sénégal, mais révèle surtout l’émergence d’un Nigeria flamboyant et la solidité d’un Maroc désormais installé parmi les références continentales. Le bilan officiel publié par la Confédération africaine de football ne se limite pas à un simple palmarès : il raconte une compétition dense, engagée et révélatrice d’un football africain en pleine maturation.

Champion d’Afrique, le Sénégal a bâti son sacre sur la maîtrise collective. Deux buts encaissés seulement, cinq clean sheets, un volume de jeu record avec 3 562 passes et une présence constante dans le camp adverse. Portés par un Sadio Mané élu joueur du tournoi, les Lions de la Téranga ont gagné en équipe expérimentée, consciente de ses forces, parfois dure dans l’impact, mais toujours lucide dans la gestion des temps forts.
Finaliste, le Maroc sort renforcé malgré la défaite. Meilleure défense ex æquo, cinq clean sheets, meilleur gardien du tournoi avec Yassine Bounou, meilleur buteur avec Brahim Diaz et prix du fair-play : rarement une équipe aura autant dominé les statistiques sans soulever le trophée. Les Lions de l’Atlas confirment leur constance et leur statut de valeur sûre du continent.
Troisième du tournoi, le Nigeria a offert le football le plus audacieux. Meilleure attaque avec 14 buts inscrits, 66 % de possession moyenne, cinq victoires consécutives : les Super Eagles ont imposé un jeu offensif, sans complexe, porté par Ademola Lookman, meilleur passeur de la compétition. Une équipe spectaculaire qui annonce déjà la suite.

Avec 121 buts marqués, une intensité permanente et des stades pleins, dont le choc Sénégal–Maroc à Rabat devant 66 526 spectateurs, la CAN 2025 a tenu ses promesses. Disputée, parfois rugueuse, souvent passionnante, elle confirme une évolution profonde du football africain.
Au-delà du trophée sénégalais, cette CAN dit une chose essentielle : l’Afrique du football avance. Elle sait désormais gagner, séduire et durer.
