Cameroun. « Massacre » de 22 civils : Emmanuel Macron dénonce « des violations des droits de l’Homme »

Cameroun, le « massacre » de 22 civils perpétré le 14 février dernièr ne laisse pas indifférent le président français. Hier, à Paris, en marge de sa visite effectuée dans le cadre du salon de l’agriculture, Emmanuel Macron a qualifié cette affaire de « violations des droits de l’Homme intolérables ». Selon l’AFP citée par Jeune Afrique, le chef de l’État français a également déclaré vouloir « mettre la pression » sur son homologue camerounais Paul Biya. Objectif: mettre fin à la « crise » dans laquelle le pays est plongé.

Pape Nouah Souané

« Je vais appeler la semaine prochaine le président (du Cameroun) Paul Biya et on mettra le maximum de pression pour que la situation cesse. Il y a des violations des droits de l’homme au Cameroun qui sont intolérables, je fais le maximum », a expliqué le chef de l’État français en marge d’une visite au Salon de l’agriculture à Paris, alors qu’il était interpellé sur cette question par un passant, rapporte l’AFP.

A ses yeux, la France a un rôle « compliqué » en Afrique. Cause: ses prises de position souvent perçues comme de l' »ingérence » et font l’objet de critiques acerbes. Macron de préciser: « quand la France dit : tel dirigeant n’a pas été démocratiquement élu, les Africains nous disent de quoi vous mêlez-vous?… Moi, je mets la pression sur chacun ; je travaille avec l’Union africaine pour mettre la pression ». Avant de faire savoir que « ce n’est pas la France qui peut faire la démocratie au Cameroun, ce sont les Camerounais ».

Le 14 février peu avant l’aube, des hommes armés – 40 à 50 portant tous des uniformes de l’armée et certains masqués, selon des témoignages recueillis par des travailleurs humanitaires, ont attaqué le quartier de Ngarbuh, dans le village de Ntumbo, puis ont tué par balle et brûlé des habitants.

Selon l’ONU, qui a demandé une enquête indépendante et impartiale, 15 enfants dont neuf sont âgés de moins de cinq ans, font partie des victimes, dans la partie anglophone du pays.

L’armée camerounaise qui évoque « cinq victimes » a assuré que le drame était le résultat d’un « malheureux accident », après l’explosion de plusieurs contenants de carburant au cours d’échanges de tirs entre forces de sécurité et rebelles sécessionnistes.

Le ministère de la Défense « dément formellement les allégations mensongères » à propos du rôle de l’armée dans le « massacre »

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