À 24 heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, une information révélée dans l’émission Jakaalo bi suscite une vive inquiétude : l’équipe nationale du Sénégal ne dispose toujours pas de terrain d’entraînement.
Une situation difficilement compréhensible à ce stade de la compétition et qui soulève de sérieuses interrogations sur l’organisation du tournoi et l’accompagnement des Lions.

Alors que les derniers réglages tactiques, la récupération physique et la préparation mentale sont cruciaux à la veille d’un match décisif, les joueurs sénégalais se retrouvent privés d’un cadre essentiel à leur travail. Un tel manquement ne peut être considéré comme anodin dans une compétition censée répondre à des standards internationaux.
Des responsabilités partagées
Cette situation interroge d’abord le rôle de l’organisation locale, qui a l’obligation de mettre à disposition des équipes des infrastructures adéquates tout au long de la compétition. Mais elle pose également la question de l’implication de l’État du Sénégal, au-delà de la Fédération sénégalaise de football.
Dans les grandes compétitions internationales, l’accompagnement des sélections nationales relève aussi d’une responsabilité étatique. À un jour de la finale, l’absence de solution claire alimente le sentiment d’un manque d’anticipation et de coordination.
Des inquiétudes au-delà de l’aspect sportif
L’absence de terrain d’entraînement ouvre également la porte à d’autres préoccupations : les conditions de séjour de la délégation sont-elles pleinement garanties ?
Alimentation, récupération, logistique, sécurité… autant d’éléments déterminants dans la performance d’un groupe engagé dans un match de très haut niveau.
À ce stade de la compétition, chaque détail compte. Or, ces incertitudes donnent l’impression que le Sénégal doit composer avec des contraintes qui ne devraient plus exister à ce niveau.
La CAF interpellée
Cette situation interpelle enfin la Confédération Africaine de Football (CAF), garante du bon déroulement de la CAN et du respect de l’équité entre les équipes.
Un finaliste sans terrain d’entraînement à la veille de la finale pose un véritable problème de gouvernance et de crédibilité pour l’instance continentale.
La CAF doit s’assurer que les engagements pris par le pays hôte sont respectés jusqu’au terme de la compétition, sans distinction ni traitement inégal.
Un signal préoccupant
Il ne s’agit ni de victimisation ni de justification anticipée d’un éventuel résultat sportif. Il s’agit de faits, relayés publiquement, qui appellent des réponses claires et rapides.
À la veille d’une finale continentale, le Sénégal devrait évoluer dans un environnement serein et professionnel. Ce n’est manifestement pas le cas.
Et cela mérite d’être dit.
