Comment coffrer Pape Alé Niang – L’alibi dérisoire de « conduite en état d’ivresse »

On savait que le gouvernement a une dent contre lui. Ce, bien avant la sortie de son livre. Et, maintenant depuis la publication de « Scandale au cour de la République; le dossier du COUD », -la cérémonie réussie de présentation et de dédicace à Paris-, il était évident que Pape Alé Niang n’était plus en sécurité au Sénégal, lui-même en était conscient d’ailleurs. Mais franchement, quelle manière dérisoire de l’avoir! Pape Alé n’était pas ivre, d’après un témoin.

Rokia Pédro

Il est difficile de pas tirer de conclusion… tout de même pas hâtive sur ce coup. Oui, parce que la coïncidence est assez troublante. Le journaliste dérange, il en sait trop et il « l’ouvre ». Il faut le faire taire. « L’accident de la route fait l’affaire; conduite en état d’ivresse ».  Sous nos cieux sénégalais, le sens du ridicule ne tue pas.

Pape Alé Niang savait que son intégrité était en jeu, que dans sa croisade contre l’injustice, ce combat qu’il a entamé pour le triomphe de la vérité et pour réclamer justice suite aux multiples scandales financiers qu’il compte dénoncer et pour toutes le informations sensibles qu’il détient, c’est sa vie qui est en danger.
Par contre de là à se servir d’un accident de la route pour le retenir au commissariat sous l’alibi « conduite en état d’ivresse », qu’on me permette d’être suspicieuse. C’est cousu de fil blanc. Heureusement qu’il y a un témoin, un journaliste de surcroît, Jean-pierre Correa, que le hasard a voulu qu’il soit au bon endroit au moment des faits. Le gars témoigne sur sa page Facebook que : « J’étais sur place il n’était absolument pas en état d’ivresse. Juste un peu choqué, ça se comprend. J’ai moi-même alerté quelques confrères pour venir faire solidarité…et observation. Le hasard a voulu que je sois juste quelques voitures plus loin. »
Où est le sérieux dans toute cette comédie consistant à communiquer sur le motif de conduite en état d’ivresse. Essaient-ils de discréditer Pape Alé Niang aux yeux de la population, de manière à ce que ces futures révélations ne soient pas prises au sérieux?
Ce qu’il faut lire en filigrane, c’est  cette tendance de cafardage, la réaction très virulente du pouvoir contre les citoyens qui dénoncent sa gestion scandaleuse des biens du pays. C’est soit de l’intimidation, une pression énorme exercée de toute part sur les individus, soit de la délation ou plus radicalement la prison. Avec cette dernière option, tous les coups semblent être permis, tous prétextes qu’ils soient ridicules comme avec les activistes distributeurs de flyers arrêtés un week-end, inimaginablement une marche excessive comme avec Guy Marius Sagna etc.

Des dérives contre les citoyens auxquelles se livre le pouvoir jusqu’à quand ? Et, de l’attitude de la police qui jouerait le role du maitre des hautes oeuvres! Lamentable!

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