Crise sociétale au Sénégal – Le temps de repenser les rapports interpersonnels

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Il faut, de par la reconstruction rationnelle des événements de notre temps, nous éloigner de ces contre-valeurs destructrices de notre société nouvelle. Formons les jeunes et incitons les à s’évertuer dans la perpétuelle quête du savoir dans les domaines de la paix, de la solidarité, de la technologie et surtout de notre culture. Une constante est qu’un pays ne se développe point dans des variables de désunion, de stigmatisation de classes sociales, de races ou d’ethnies.

Par Alioune Badara Kassé

Il nous faut dès lors revoir les valeurs, le soubassement de notre être en misant sur l’éducation de base qui a jadis fait les éloges de nos valeureux aïeux. Évertuons nous dans l’enracinement infaillible de nos cultures et croyances en l’adaptant à la modernisation et à la mondialisation.

Chaque génération a sa part de responsabilité dans le développement d’un pays et tout développement passe inéluctablement par des valeurs sociétales et culturelles solides, imposons donc des discours et comportements conformes à nos réalités et basés sur la connaissance, l’éthique mais aussi sur l’encouragement et la compassion.

Le rôle de la culture ne se résume pas à cette idée réductrice que bon nombre de jeunes personnes partagent encore en ce 21ème siècle…Les arts et la culture qui jadis faisaient notre fierté, car participaient à l’éducation de nos enfants, se voient aujourd’hui bafoués par une certaine jeunesse inconsciente qui en a fait objet de réussite sociale et économique, quitte à les pervertir… à l’ère où l’on parle d’industries culturelles…

Je me rappelle encore des mots d’un frère conscient, qui un jour avait écrit : « l’abondance de profit, qu’elle soit matérielle ou intellectuelle, doit servir à accomplir la mission d’aider les Hommes. Elle ne vous est, en aucun cas, donnée pour les asservir. En vous l’offrant, le Plus Haut fait de vous une courroie de transmission envers les autres. Souvent, vous l’ignorez, tellement vous êtes aveuglés par la course aux richesses et aux titres. Qu’Il restitue à l’humanité son humanisme ».

En effet, j’ai la ferme conviction qu’une vie ne peut être meilleure que si et seulement si nous écoutions plus que nous ne parlions, tirer le maximum de bien sur l’information que nous recevons et en retour partager ce qu’il y’a de mieux en nous aussi infime que cela puisse être.

Chaque action révèle notre caractère. Chaque message véhiculé doit provenir du cœur afin d’être mesuré considérablement par notre intelligence… même si nous paraissons inculte, que nos actes instruisent.

Il est temps pour nous, population Sénégalaise de repenser nos RAPPORTS, de déconstruire notre vision péjorative de nos semblables.

Nos Etats, devraient également s’évertuer à prôner ces valeurs sur les différentes strates sociologiques dans la gestion du pouvoir étatique, de l’éducation nationale, de la fonction publique… de la politique en général, les rapports entre gouvernants et gouvernés… J’en passe !

Il nous faut, au rendez-vous du donner et du recevoir, être présent. A ce propos, Roosevelt disait, je cite : « n’oublions jamais que le gouvernement est en nous-mêmes et non pas une puissance extra-terrestre au-dessus de nous. Les dirigeants ultimes de notre démocratie ne sont pas un président et des sénateurs et des membres du Congrès et des représentants du gouvernement, mais les électeurs de ce pays ».

Enfants du Sénégal, c’est dans le respect mutuel que se développe un pays, un continent. Adoptons une démarche en adéquation avec nos valeurs et réalités dans l’acceptation des mérites de nos semblables.

Patriotes du Sénégal, construisons les fondements d’un développement durable en empruntant les sentiers caillouteux de la quête du savoir. Épaulons les plus faibles pour qu’ils deviennent forts et main dans la main nous vaincrons. Compatissons au malheur de nos concitoyens.

Tout un chacun a un rôle à jouer pour l’avenir du Sénégal, tout comme chaque génération en ce qui la concerne, honorer ou trahir la mission.

Respectons nous en tant que Sénégalais et citoyen du monde, apprenons à nous aimer mais aussi nous entraider. Nous stigmatisons … “fils à papa” “kaw-kaw” “domou badola” “guer-guéweul” “toucouleur-serrer” “tidjane-mouride”… quoi que nous puissions être, nous restons à jamais Sénégalais.

Aimons nous et soutenons nous mutuellement, c’est là le sens de la vie.

Alioune Badara Kassé

Citoyen Sénégalais

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