Crise universitaire au Sénégal : bourses non versées, restaurants universitaires fermés et violences étudiantes plongent l’éducation supérieure dans le chaos.

La crise universitaire au Sénégal touche les étudiants boursiers
Au Sénégal, l’université traverse une crise profonde. Ce n’est pas seulement l’état déplorable des infrastructures ou le retard des programmes qui choque, mais surtout la gestion désastreuse de l’éducation supérieure par les autorités actuelles. Avant leur arrivée au pouvoir, elles dénonçaient haut et fort les manquements des gouvernements précédents et promettaient des solutions. Aujourd’hui, ces promesses restent lettre morte.
Les années scolaires se chevauchent, le retard s’accumule… c’est un vrai désordre. Dans un pays qui a produit de grands intellectuels, constater ce laxisme est une honte.
Bourses non versées : une source de colère et de violence
Les étudiants boursiers n’ont pas perçu leurs allocations depuis plusieurs mois. Cette situation a déclenché des mouvements de protestation, parfois violents, dans les universités sénégalaises. Privés de ressources financières, beaucoup se retrouvent dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins essentiels.
Restaurants universitaires fermés : les conséquences pour les étudiants
Pour aggraver la situation, les restaurants universitaires ont été fermés sur décision de l’intersyndicale. Les étudiants, ne percevant pas leurs bourses, y allaient sans payer, ce qui a conduit à cette fermeture. Privés d’alimentation sur le campus, ils subissent une double peine : la précarité financière et l’absence d’accès à un repas régulier.
Un système éducatif à la dérive
Le niveau académique des étudiants reflète aussi cette crise. Beaucoup ne maîtrisent pas la langue officielle, celle dans laquelle ils devraient étudier. La vocation pour le savoir semble disparaître, remplacée par la recherche d’un travail rapide. La politisation et les luttes de chapelle accentuent la violence et gangrènent le système universitaire.
En résumé, l’université sénégalaise est malade. Alors que la réforme et le sérieux étaient promis, le pays se retrouve aujourd’hui avec des amphithéâtres où la quête du savoir est remplacée par la précipitation, la médiocrité, la violence politique… et désormais, la faim.
