Alors que le Sénégal fait face à une dette publique dépassant les 23 000 milliards de francs CFA, le député français Aurélien Taché affiche son soutien au Premier ministre Ousmane Sonko et à sa fermeté face au FMI. Une prise de position qui s’inscrit dans une volonté de refonder les relations franco-sénégalaises sur des bases plus équilibrées.

Dans ses interventions publiques, le parlementaire français souligne que le Sénégal hérite d’une situation économique particulièrement dégradée, marquée par une accumulation de dettes contractées au fil des années. Selon les données officielles, la dette publique sénégalaise dépasse aujourd’hui les 23 000 milliards de francs CFA, soit plus de 40 milliards de dollars, représentant plus de 100 % du produit intérieur brut.
Face à cette réalité, le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko affiche une volonté de rupture, privilégiant la transparence et la défense de la souveraineté économique du pays. Les autorités sénégalaises entendent renégocier leur relation avec le FMI, estimant que certaines conditionnalités imposées risqueraient d’aggraver les fragilités sociales et économiques.
Une ligne que soutient Aurélien Taché, qui plaide pour une approche internationale plus respectueuse des choix souverains des États africains. Pour le député, la gestion de la dette ne peut être dissociée des enjeux de développement, de justice sociale et de stabilité politique.
À travers le groupe d’amitié France–Sénégal, qu’il préside, Aurélien Taché affirme vouloir renforcer le dialogue parlementaire entre Paris et Dakar, loin des schémas traditionnels et des rapports déséquilibrés. Une démarche qui s’inscrit dans un contexte plus large de redéfinition des relations entre la France et l’Afrique, à l’heure où plusieurs pays revendiquent une plus grande autonomie politique et économique.
Dans ce paysage en mutation, le soutien affiché à Ousmane Sonko par certains responsables politiques français témoigne d’un changement de ton : celui d’une coopération fondée davantage sur le respect mutuel que sur les injonctions économiques.
