Cette finale aurait pu échapper au Sénégal. Pas forcément par le jeu, mais par la tension, la nervosité, l’accumulation de petits détails qui, dans ce type de rendez-vous, finissent par coûter cher. Elle ne l’a pas été. En grande partie parce qu’un homme a assumé son rôle jusqu’au bout : Sadio Mané.
Par la Rédaction

Dans un match fermé, haché, parfois irrespirable, le capitaine sénégalais a été constant. Pas forcément le plus spectaculaire, mais le plus juste. Présent dans l’effort, lucide dans les choix, il a compris très tôt que cette finale se gagnerait autant dans la tête que dans les jambes.
Mané a parlé quand il le fallait. Il a calmé quand la tension montait. Il a montré l’exemple sans jamais surjouer son statut. Chaque repli, chaque duel, chaque ballon disputé était un rappel silencieux : le Sénégal ne devait pas sortir de son match.
Quand l’équipe a subi, il n’a pas disparu. Quand le jeu s’est tendu, il n’a pas cédé à la provocation. Il a accepté le combat, mais a refusé la confusion. Dans ce genre de rencontre, ce comportement-là vaut parfois un but.
Ce leadership n’est pas nouveau chez Sadio Mané, mais il a pris, dans cette finale, une dimension particulière. Parce que le contexte était lourd. Parce que le moindre relâchement pouvait être fatal. Parce que le Sénégal avait besoin d’un guide plus que d’un héros.
Au coup de sifflet final, cette victoire racontait autre chose qu’un simple succès sportif. Elle racontait la maturité d’un groupe, mais aussi la responsabilité assumée par son capitaine. Sadio Mané n’a pas sauvé cette finale par un geste isolé. Il l’a sauvée par sa conduite.
Et dans ce type de match, c’est souvent ce qui fait toute la différence.
