Le Sénégal des paradoxes; citoyen engagé en danger

Tous les hommes de pouvoir perdent donc le pied ! A la justice, les piliers se sont affaissés, à l’Assemblée Nationale c’est à la débandade, quant à l’exécutif, cela fait fort longtemps qu’il est devenu une monarchie où dans la cour du roi, courtisans ne cherchent que les faveurs de sa majesté «Macky ». Des sous-fifres zélés qui s’accrochent à des ambitions et rêves qui passent par des tractations politiques politiciennes. On en est arrivé au Sénégal, à un point où, tout citoyen engagé pour la bonne cause, la défense des intérêts du peuple, devient un homme à abattre. Combien sommes-nous alors à être en danger?

R. Pédro

 

Que de jeunes sénégalais qui protestent contre une injustice sociale sans armes, -sans même des slogans injurieux, blessants ou offensants, donc sans violence ne serait-ce que verbale-, se retrouvent en prison pour avoir manifesté contre la hausse de l’électricité, c’est aberrant. Faire passer plus d’une semaine de privation de liberté à des jeunes qui ne sont en rien dangereux pour la société parce qu’ils ont bravé l’autorité, si n’est pas de la méchanceté, comment qualifier l’acte que le pouvoir, à travers la justice qui est devenue son bras armé, a posé ? Macky Sall est méchant.

Guy Marius Sagna et ses camarades, sont détenus, -l’on ignore vraiment dans quelles conditions-, pour avoir fait quoi ? Ils étaient un groupuscule de citoyens sénégalais, indignés et à bout qui n’ont aucun autre moyen pour tenter le cours des choses que de poser un acte symbolique pareil. Cet acte posé est donc perçu comme une preuve d’insubordination avec aucun respect, une claque que Macky Sall a pris en pleine figure que ses sous-fifres dans la justice ont essayé de punir.

Touché les grilles du palais. Il s’agit plutôt d’un message que ce pouvoir martèle au sénégalais depuis son avènement : «je fais ce que bon me semble et qui a l’outrecuidance de me déranger de quelque manière que ce soit, je le mes au gnouf». Guy Marius Sagna et sa bande ne représentaient aucune menace physiquement. Il faut juste qu’ils servent d’exemple, -surement pour dissuader les nombreux citoyens sénégalais qui pensent comme eux-, pour les autres. Car, qu’est-ce qu’un palais qui a été théâtre de «khawaré» organisé par la première dame a de sacré ? En plus, les militants de l’APR n’avaient-ils pas tenté d’escalader les grilles de ce même palais ?

Ainsi donc, tous les citoyens sénégalais qui critiquent vertement mais surtout publiquement le pouvoir, seront emprisonnés ? Tous ceux qui sont conscients qu’il faut agir dans l’intérêt du peuple se fraie un chemin qui mène à la prison ? O combien y a t-il de mécontents au Sénégal, des déçus de ce régime, des désespérés qui ont fini par devenir des aigris et jusqu’au-boutistes ! Paradoxal Sénégal avec un président né après les indépendances, jeune et n’étant pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche, qui punit des individus pour les idées et convictions et qu’ils défendent. Alors que d’un côté des bandits aux cols blancs font rentrer de la drogue dans le pays, blanchissent de l’argent, détournent des deniers publics, se partagent des semences des agriculteurs du pauvre monde rural. Et, l’on ose sévir contre des manifestants !

Un vent de révolte et de révolution soufflera. Il soufflera si violemment qu’il emportera l’arrogance, et la méchanceté des gens de ce régime putride de voyous, de voleurs et de magouilleurs. Ils ne perdent rien pour attendre

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