Par Seydou CISSE

  • Créé le 11 janvier 2014 sous l’autorité de Serigne Sidi Mokhtar Mbacké alors khalife générale des mourides.
  • Le cimetière de Bakhiya a une superficie de 45 ha.
  • Un espace organisé suivant un chiffrement des tombes de bout en bout.
  • 80.000 âmes y sont enterrées depuis sa création.
  • Le cimetière est sous la gestion de la Dahira Mouhadimatoul Khidma. (Source Dakaractu).
Seydou Cissé

 J’aimerais tout d’abord féliciter le Dahira Mouhadimatoul Khidma pour l’excellent travail qu’ils font pour rendre paisible le repos éternel des âmes qui y sont enterrées; la bonne organisation du site pour  faciliter (malgré le nombre d’âmes enterrées) la visite des familles endeuillées qui viennent pour prier en toute quiétude;  leur excellente tenue d’un listing très clair, très détaillé et d’assurer la publication en toute transparence (d’ailleurs à ma connaissance ce sont les seuls qui le font au Sénégal). Je prie à ALLAH le miséricordieux de les payer à la hauteur de leurs missions Amine.

Il ne s’agit pas ici pour moi de cibler, de dénigrer ou de stigmatiser un lieu, une communauté ou une ville. Il ne s’agit pas ici pour moi de dire, d’insinuer, d’infirmer, de confirmer, d’affirmer ou de tirer des enseignements de quelques natures que ce soit sur les causes liées aux décès de ces âmes enterrées (ça serait prétentieux de ma part).

Il s’agit uniquement de reporting d’informations parues dans la presse cette semaine concernant les chiffres de 2020 du cimetière de Bakhiya à Touba. Ce reporting à travers des graphes décrit l’évolution mois par mois ou par provenance le nombre d’enterrement en cette période de Covid19. L’idéal c’était d’avoir les chiffres des années précédentes ou des autres cimetières (Dakar, Thiès, Kaolack, etc.) pour comparer.

Mais, quoi qu’il en soit en matière de statistique, cette année 2020 constitue un marqueur, une référence pour les années à venir. C’est pourquoi j’exhorte les autorités et les autres gestionnaires de nos cimetières à suivre l’exemple du Dahira Mouhadimatoul Khidma, car une bonne tenue de statistiques permet de mieux gérer, de pouvoir apporter des réponses en temps réel, d’anticiper et surtout de prendre les bonnes décisions et dans tous les domaines.

Si on se réfère aux 6 années d’existence du site et au nombre d’âmes enterrées (80 000 environ), il est clair que l’année 2020 avec ses 12 272 enterrements est largement en dessous de la moyenne qui est de 13 333. S’il n’y avait pas le Covid19, l’année 2020 resterait pour les statisticiens et les professionnels de santé comme une année ordinaire avec même une baisse de la mortalité dont tous on s’en féliciterait. Mais voilà Covid 19 est passé par là, par conséquent, nous ne sommes plus dans le normal, on doit regarder les chiffres d’une autre façon, et, pour cela il faut bien les lire.

Les graphes ci-dessous décrivent l’évolution mois par mois ou par provenance du nombre d’enterrement au cimetière Bakhiya de Touba :

Graphe 1

Cimetière de Touba Graphe 1

Graphe 2

Cimetière de Touba graphe 2

Le graphe 1 montre des pics coïncidant avec des événements majeurs nationaux ou internationaux à savoir :

  • Février : apparition du Covid 19 dans le monde;
    • Mai à Juin : Korité au Sénégal;
    • Août : Tabaski au Sénégal;
    • Octobre : Magal au Sénégal;
    • Décembre : 2iéme vague au Sénégal.

Il montre aussi des périodes de diminutions ne coïncidant pas avec des événements majeurs nationaux/internationaux ou coïncidant avec des mesures prises à savoir :

  • Mars à avril : couvre feu au Sénégal;
    • Juillet : pas d’événement majeur au Sénégal;
    • Septembre : pas d’événement majeur au Sénégal;
    • Novembre : Gamou annulé au Sénégal,

Le graphe 2 nous montre que les régions de provenance des corps (Diourbel, Thiès, Dakar, Louga et Kaolack) sont les zones ou circulent le plus le Covid 19.

By Rokia Pédro

Sans prétention aucune, j'ai toujours adoré faire part de mes coups de gueule, coup de cœur, de mes analyses, de mes mécontentements, de mes peurs ou craintes et de mes opinions aux autres. En tant que journaliste, blogueuse et activiste, comment ne plus m'impliquer dans ce qu'il se passe dans mon pays ? Alors, pour paraphraser Marguerite Duras: "Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit". A un moment donné, se taire c'est tout simplement être complice. Or, ma plume s'avère mon arme, avec elle j'espère donc, jouer ma partition dans cette vaste opération entreprise par tous les patriotes de mon si cher Sénégal, pour l'extirper de mains de ces politicards qui ne font que servir leurs propres intérêts. Sur Last Leaks, la parole est donnée aux experts dans leurs domaines respectifs: politique, économie, géopolitique, santé, sport... Bonne lecture.

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