Sonko vs Adji Sarr-Massage Thaï et plus, de quoi le mâle est il prisonnier ?

La vitesse de transmission des infox, intox et infos, à la faveur du sensationnel dont les médias sont devenus le chantre, nous invite à réinterroger notre rapport au service publique de l’information.

Par A. Diallo

Ousmane Sonko, leader du Pastef

Il y’a dans l’air une désacralisation, voire une appétence assez marquée, devenue fait social sénégalais, à fouiller dans les corbeilles et les poubelles, pour alimenter la culture du buzz.

Il n’y a pas que big brother qui nous épie, dans cette atmosphère de quasi schizophrénie, où « le chacun est le gardien de son frère » se mue en « l’ennemi est le voisin », nul doute que les frasques extra conjugaux renfermeront une épaisseur politique, plus voluptueuse que les idées et pensées politiques.

Mon ami et ancien président de l’université de Paris 8, Pierre Lunnel, avec qui j’ai été au Sénégal en 2004,-dans le cadre d’une coopération internationale-, liant la faculté des sciences juridiques de l’université éponyme à celle de Cheikh Anta Diop, a publié un ouvrage relatant la sexualité débridée des grands politiques du monde contemporain.

On y apprend les maîtresses incommensurables de Mao, de Staline, la double vie de Roosevelt et bien d’autres hommes politiques dont les pensées sont enseignées dans les chairs universitaires.
Sonko, sauf à démontrer qu’il a violé, si relation extra conjugale il y’a, ne doit s’en expliquer que devant sa famille et son Créateur.

Les frasques sexuels sont le lit avec lequel on jauge le cru des fleuves politiques, au détriment des visions politiques contradictoires. Il y’a dans ce pays, notamment dans la gauche clandestine, une histoire d’inceste d’un leader, aujourd’hui décédé, le mettant en prise avec sa nièce.

Et pourtant nombreux sont les concitoyens qui le dénombre dans le panthéon des figures patriotiques et resistants. Son salut il la doit à l’élégance de ses contemporains, à la moralité des hommes de média de son époque, mais surtout à l’inexistence du sensationnel promu infos.

Et quelque part, dans l’hymne de la révolution internationale, il y’a un quatrain qui dit  » il n’est pas de sauveurs suprêmes, ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons nous nous-mêmes, décrétons le salut commun ».
Cette histoire de massage virant au présumé viol, avec menace, vient donner du relief à cette vérité sans appel.

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