A Ziguinchor dans le Sud du Sénégal, l’Etat dégradé du pont Emile Badine est inquiétant à tel point qu’un collectif pour sa réparation a été mis sur pied depuis quelques temps. C’est une initiative de ressortissants Casamançais basés au Sénégal mais aussi ceux établis en France qui tirent aujourd’hui sur la sonnette d’alarme. 

Par Roxana Seshat 

Président, d’honneur du collectif pour la rénovation du pont Emile Badiane

De l’eau a coulé sous le pont Emile Badiane vieux de 42 ans puisqu’inauguré en février 1979, à l’époque où Abdou Diouf était alors Premier Ministre du Sénégal. Il est pourtant et demeure l’unique voie routière qui relie Ziguinchor au reste du pays.  

Les Sénégalais ressortissants de la Casamance sont inquiets de l’état de dégradation de cette infrastructure routière. Ils s’assignent ainsi une mission de sensibilisation sur un danger encouru par les usagers de ce pont si rien n’est fait dans les plus brefs délais.  

Le pont Emile Badiane vieux de 42 ans puisqu’inauguré en février 1979, à l’époque où Abdou Diouf était alors Premier Ministre du Sénégal.

A Paris, c’est le président d’honneur du collectif, Alpha Ndiaye qui est monté au créneau pour tirer sur la sonnette d’alarme. “En 2007 déjà j’avais interpellé Robert Sagna alors en campagne électorale. C’est vous dire combien ce problème traine. Aujourd’hui, nous interpellons tous les Sénégalais de la diaspora, surtout les casamançais à se joindre à nous pour exiger des autorités la rénovation ou réfection de ce pont.  Actuellement de Tobor à Ziguinchor, la route est impraticable. Nous ne pouvons pas réparer le pont mais nous alertons l’opinion nationale et internationale sur son état. S’il s’écroule, Ziguinchor sera davantage coupé du monde.  Nous ne pouvons plus rester spectateurs et regarder le pont Emile Badiane se dégrader davantage. Rappelons nous de la catastrophe du bateau le Djola et agissons. Les autorités du pays doivent réagir et réhabiliter au plus vite ce pont.  

 

 

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