
Le marché de l’ameublement traverse une période difficile. Après l’embellie des confinements, durant lesquels les Français avaient largement réaménagé leur intérieur, les achats se font désormais plus rares. Les meubles acquis à cette époque n’ont pas encore besoin d’être remplacés.
À cela s’ajoute la concurrence des plateformes chinoises comme Shein et Temu. Après les vêtements, ces géants de l’ultra low cost proposent également des meubles à des prix très bas. La baisse de la natalité aggrave encore la situation : moins d’enfants, ce sont aussi moins de chambres à aménager.
Pour attirer les clients, les grandes enseignes réduisent leurs prix, au risque de fragiliser leurs résultats. Certaines ont même frôlé la faillite, à l’image de Maisons du Monde. Ikea, de son côté, mise sur une hausse des volumes et prévoit d’investir 1,2 milliard d’euros en Europe. Mais la charge devient lourde : l’enseigne baisse ses prix pour la deuxième fois depuis 2024, alors que son chiffre d’affaires mondial a reculé de plus de 0,5 %, à 39 milliards d’euros.



