Réunis en assemblée ce week-end dans la capitale sénégalaise, les initiateurs de la mobilisation pour le développement de Kolibantang, Mamadou Diabaté, El Hadji Biaye et autres memebres, ont décidé de se porter candidats aux prochaines élections municipales. Après plusieurs mois de réflexion et d’échanges sur les difficultés de la commune, ils souhaitent désormais agir directement au sein des institutions locales.
Rokhaya Thiam


Cette décision est motivée par les nombreuses urgences auxquelles les populations restent confrontées. Le chômage et le manque de perspectives touchent particulièrement les jeunes, faute de formations professionnelles, d’emplois et d’activités génératrices de revenus. Une situation qui accentue la précarité des familles et pousse une partie de la jeunesse au découragement.

Dans le domaine de la santé, les femmes enceintes peinent encore à accéder régulièrement aux consultations prénatales. L’éloignement des structures sanitaires, le manque de moyens financiers et les difficultés de transport favorisent les accouchements à domicile, avec des risques importants pour les mères et leurs enfants.
À cela s’ajoutent les problèmes de déclaration des naissances. De nombreux enfants nés à domicile rencontrent ensuite des difficultés pour obtenir un acte d’état civil, document pourtant indispensable à l’exercice de leurs droits. L’éducation reste également fragilisée par l’insuffisance des écoles et les longues distances que certains élèves doivent parcourir.
Lors de leur assemblée, les initiateurs ont estimé que les populations concernées étaient les mieux placées pour comprendre et défendre les intérêts de leurs localités. Leur candidature entend porter une gouvernance municipale de proximité, fondée sur l’écoute, l’emploi des jeunes, la santé, l’éducation et l’amélioration des services publics.
Pour eux, les difficultés de Kolibantang ne doivent plus être considérées comme une fatalité. Elles exigent des réponses concrètes, durables et adaptées aux réalités de la commune.





