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Quels jours seulement après la l’annonce d’un accord de paix entre le Mfdc et les autorités sénégalaises à Bissau sous la présence du président Emballo Cissoko, voici que l’ancien secrétaire général dudit mouvement sort un communiqué où il déclare que : « la politique des coups fourrés ne passera pas ». Pour tout remettre en cause? 

Rokia Pédro

Jean-Marie François Biagui, actuel président du PSF (parti socialiste fédéraliste) n’a pas tardé à réagir sur les accords de paix signé à Bissau dernièrement entre le Mfdc et les autorités sénégalaises. Tout en réaffirmant « vouloir tous et toutes la paix en Casamance; y compris donc le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), notamment sa branche armée ATIKA »,  il s’interroge sur la légitimité de ceux qui ont représenté le Mfdc. « De quoi ou de qui est l’appellation «comité provisoire des ailes politiques et combattantes du Mfdc?  » dira t-il dans le communiqué avant de poursuivre , « ledit comité est un regroupement ad hoc de personnes, jadis adoubé par une faction du front sud du Mfdc, dont la mission unique, en interne et seulement en interne, c’est-à-dire exclusivement au sein du Mfdc, consiste dans un travail de facilitation et de rapprochement des différentes composantes du Mfdc. Autrement dit, le travail dudit Comité se résume, ou est censé se résumer, à œuvrer à la réconciliation inter-Mfdc, en vue d’une nouvelle Autorité politique et morale du Mfdc d’une part, et d’un nouveau commandement unique de ATIKA d’autre part ».

Selon Jean-Marie François Biagui, ce comité n’a pas la compétence et la qualité requise pour discuter au nom du Mfdc avec les Autorités, encore moins avec le gouvernement d’un pays tiers.

 

« L’accord dit de paix et de dépôt des armes, signé ce jeudi 4 août à Bissau entre l’Etat du Sénégal et ledit comité, est sans objet et de nul effet. »

 

Ainsi, il remet carrément en cause cet accord annoncée en grande pompe dans la presse sénégalaise et Bissau Guinéenne car, toujours dans le communiqué, il déclare que pour ces raisons ci-dessus soulignées ;  » l’accord dit de paix et de dépôt des armes, signé ce jeudi 4 août à Bissau entre l’Etat du Sénégal et ledit comité, est sans objet et de nul effet » avant de rajouter ; « à  mes frères et sœurs du Mfdc, et notamment aux chefs de guerre Salif Sadio, César Atoute Badiate, Ibrahima Compasse Diatta et Paul Aloukassine Bassène, ainsi que tous les combattants qui répondent d’eux, j’appelle à la sagesse, à la responsabilité et à la retenue.

 

 « Je sais et mesure ô combien cet acte dudit Comité les frustre et les agace. Mais je leur demande instamment, d’une part, de ne permettre aucunement, sous aucun prétexte, le retour en leur sein des démons de la division et, d’autre part, de maintenir le cap, imperturbablement … »

 Je sais et mesure ô combien cet acte dudit Comité les frustre et les agace.

Mais je leur demande instamment, d’une part, de ne permettre aucunement, sous aucun prétexte, le retour en leur sein des démons de la division et, d’autre part, de maintenir le cap, imperturbablement : celui précisément de la dynamique bien partagée tendant à la mise en place d’une nouvelle autorité morale et politique du Mfdc ; si l’on sait que, d’ores-et-déjà, ATIKA est UN avec un commandement enfin (ré)unifié.

Alors, et seulement alors, le Mfdc nouveau ira à la table de négociations, en vue de véritables négociations de paix, au Sénégal ou à l’étranger, mais sous l’égide d’une partie garante qui ne soit, ni la Gambie, ni la Guinée-Bissau.

Entendu que la Gambie et la Guinée-Bissau sont objectivement une partie du Problème casamançais ».

 

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