Une réunion de veille et d’observatoire pour la gestion de la crise du Covid-19 s’est tenue hier, samedi 21 mars jusque tard dans la soirée, dans un ministère de souveraineté. Un conclave qui regroupait les services de renseignement, les experts de la santé ainsi que les appuis conseils de la coopération internationale présents au Sénégal. De ce qui en est ressorti, il se susurre que le nombre de cas confirmés qui auraient contracté le virus dépasserait de loin les 56 cas, auxquels a fait référence le ministre de santé, lors de sa sortie sur le chaîne de télévision nationale.

Par la Rédaction

Et si ce chiffre, qui atteindrait le seuil glaçant, venait à se confirmer et, à voir les trémolos qui caractérisaient la sortie du ministre devant les téléspectateurs de la première chaîne, nul doute qu’il cherchait bon an mal an à cacher sa gêne, quant à la réalité accablante relative à la prévalence du Covid-19 au Sénégal.
Autre fait significatif qui ressort de ce conclave, il paraîtrait que des cas confirmés se serait portés disparus dans la nature. C’est dire à quel point la gestion de cette crise est enveloppée de désinformation et d’un nuage d’enfumage. D’autant plus que, la conclusion de ce comité a achoppé sur la nécessité de mettre en place le confinement, alors que le gouvernement du Sénégal, en proie à une tension de trésorerie, peine à boucler les fins de mois, pour le paiement des salaires et charges courantes de l’Etat, semble démuni quant aux moyens financiers, pouvant accompagner pareille mesure.
Dans ce contexte, ce serait faussement se rassurer que de croire que les prières sans respect des mesures barrières suffisent et qu’on peut continuer à mener sa vie comme « avant coronavirus ». Tout ce qui n’est pas nécessaire et crucial doit être fermé. Et que tout le monde reste à la maison.

By Rokia Pédro

Sans prétention aucune, j'ai toujours adoré faire part de mes coups de gueule, coup de cœur, de mes analyses, de mes mécontentements, de mes peurs ou craintes et de mes opinions aux autres. En tant que journaliste, blogueuse et activiste, comment ne plus m'impliquer dans ce qu'il se passe dans mon pays ? Alors, pour paraphraser Marguerite Duras: "Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit". A un moment donné, se taire c'est tout simplement être complice. Or, ma plume s'avère mon arme, avec elle j'espère donc, jouer ma partition dans cette vaste opération entreprise par tous les patriotes de mon si cher Sénégal, pour l'extirper de mains de ces politicards qui ne font que servir leurs propres intérêts. Sur Last Leaks, la parole est donnée aux experts dans leurs domaines respectifs: politique, économie, géopolitique, santé, sport... Bonne lecture.

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