Crise sanitaire une exogénéité d’une crise économique

Les facteurs de croissance en Europe ne sont pas nombreux comme on le pense. Sur le plan de la démographie seules la France et l’Irlande qui possèdent un véritable potentiel pour une démographie qui pourrait être source et diversification de richesse et sont capables de résister à une telle crise et pour stimuler la croissance avec  sur le plan financier, un très faible potentiel bien vrai qu’en France les banques sont fortes.

Par Boubacar Fall 


Un système de relais des fonds de pension très impuissants et des structures financières pour l’économie très irrégulières sans compter un manque notoire d’esprit d’entreprise qui impose une politique de moins de dépenses publiques. Sur le plan des progrès techniques et de l’innovation, la donne est vraiment en dessous des attentes espérées.
Vraisemblablement l’UE n’a pas des facteurs de croissances très forts. Là où on peut vraiment avoir de la croissance et encore une croissance de rattrapage, c’est la possibilité d’avoir une banque centrale européenne qui fonctionnerait comme une sorte de trésor public pour les grands projets de développement positif ou durable pour les générations futures.
Travaux d’infrastructure énergétiques, de réseaux numériques etc. Comme ça se passe ailleurs aux USA, Japon…
Si on regarde bien la crises de 1929 qui est due, elle, a un décollement très fort entre l’offre et la demande, l’Amérique s’en est sortie en 1936-1937, bien vrai qu’en 1934-36, les politiques de grands travaux ont ete été déclenchés par la banque fédérale.
De même la crise de 2008 qui a comme cause une intoxication sur les dettes immobilières. Les deux crises qui ont toutes des causes endogènes vont être très différentes de la crise sanitaire qui est exogène. Mais force est de reconnaitre à présent, qu’il y a une très grande anticipation de la banque centrale européenne. On parle de 375 milliards d’euros sur la table. Une monétisation de la dette ou planche à billets pour venir en aide les États de l’UE. Une très grande innovation qui vient juste à son heure. Il faut noter là que cette même banque n’avalait que les 3% des deficits budgétaires annuels. Les pays ce qui constituaient un très grand problème surtout la cause principale de l’echeque d’une politique mandataire soutenue régulièrement par l’Allemagne. Donc un relai de croissance très fort peut voir le jour dans les jours à venir. Ça permet de laisser filer la croissance et l’investissement pour une durée de 50 ans. Il laisse le temps aux états de respirer et de profiter de cette situation.
Mettre le long terme dans la gestion est une activité inévitable dans la gestion économique. Il est très rare de voir un modèle dans tous domaines confondus qui a un profil positif à court terme et à long terme d’où la nécessité de laisser les moteurs de générateur de croissance se stabiliser pour pouvoir ensuite tirer des conclusions. D’une manière générale, quand on regarde de près la situation depuis 1980, il n’y a pas de croissance dans le monde. Il y a des croissances de rattrapage en Afrique en Chine, Inde et autres. Pour les pays développés comme États-Unis et Europe, là aussi c’est pareil sauf que ce sont des croissances de rattrapage sur la dette publique en Europe et sur la dette privée aux Usa. Maintenant la croissance liée aux progrès techniques nous laisse un moment d’incertitude du fait que les progrès techniques se suivent et se succèdent très rapidement et ne nous laissant pas le temps de stabilisation pour mesurer exactement les vrais effets du moteur de croissance précise. Ce qui donne un nouveau rôle nécessaire des banques centrales : de laisser du temps aux États pour une bonne étude précise. Le long terme est nécessaire pour le marché mondial et pour la démocratie pour les générations futures. Ce qui me laisse à dire que les métiers de demain seront dans la santé l’éducation et les métiers d’assurance et de surveillance.
Si le président Macky sall veut une annulation de la dette africaine j’avoue je comprends son inquiétude.
De toute façon la guerre entre l’ÉCO et le CFA n’aura pas lieu. C’est très bien planifié car l’Afrique ne doit jamais échapper. Peut-être un plan Marshall pour l’Afrique pour bouster l’économie. Mais la seule issue de secours pour notre continent c’est une fédération africaine des états, ça urge pour le changement d’échelle et les grands travaux.

Boubacar Fall

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