Décès de Souleymane Dimitri – Ndiaye Big Pa

Souleymane Dimitri Ndiaye

Un entraîneur ne forme pas seulement une technique, il apprend la vie.
Souleymane Dimitri Ndiaye a contribué à mon éducation, à mon parcours.

Fatou Ndiaye Badji

Il était un éducateur sportif hors du commun. Membre du staff technique de la sélection nationale féminine de basketball, Pa Dimi a connu des moments de gloire en Afrique, dans les décennies 70 et 90. Souleymane Ndiaye Dimitri fut un formateur respecté par ses pairs.

Il aimé partager son savoir, le basketball était sa passion. Il était très patient avec nous.

je n’arrive toujours pas à croire que tu es parti « Big Pa ». J’ai commencé à jouer au basket grâce à toi, tu as fait de moi une combattante, ma volonté de vaincre, ma ténacité et ma persévérance viennent de ta formation. « Go ahead  » me disais tu tout le temps, « Hey fonce, ne recule jamais peu importe l’obstacle ».

Il m’a appris à travailler avec les autres.
Une équipe, c’est une deuxième famille, et on s’entend pas toujours bien avec sa famille disait-il. Et on s’entendra pas toujours bien avec ses collègues au bureau non plus. C’est ça la vie, tu ne choisis pas ton équipe, ta famille, tes collègues. Il y a des gens avec qui t’entendra le plus, et d’autres moins, mais chaque humain sur ton passage a des qualités, des défauts, et est là pour une raison. Quand on forme une équipe, on ne prend pas des personnes avec les mêmes forces, ce serait bête. On prend des personnes différentes qui ont toutes quelque chose à apporter, alors apprends de chaque personne. Tout humain est au moins meilleur que toi en une chose, apprend cette chose.

Il m’a appris la confiance.
D’abord à lui faire confiance. À croire en ses choix et décisions. À avoir confiance en mes coéquipières, à mettre mes échecs et mes succès dans leurs mains autant que dans les miennes. Mais, par-dessus tout, à avoir confiance en moi. À écouter ceux et celles qui croyaient en moi, alors que moi-même je n’y croyais pas. Ils m’a permis de réaliser qu’il y a une raison pourquoi on est encore là, dans l’équipe, et c’est parce qu’on travaille pour. Et que même quand c’était dure , et que je croyais ne pas y arriver il me disait « un coach te forme à ne pas baisser les bras alors lève toi et court avant que je te botte les fesses »

Big Pa avait de bonnes méthodes, il savait s’y prendre. J’ai passé des années avec lui et je ne l’ai jamais entendu élever la voix. C’était un homme au caractère trempé, mais il avait tellement de qualités à côté ».

Il était aussi un papa.
Big Pa était à la fois mythique et généreux, collectif, mystérieux, souriant, cultivé et réservé. Il restera celui qui a le plus défendu et démontré les vraies valeurs du Basketball. Je n’ai pas atteint le niveau qu’il souhaitait, mais jamais il n’a cessé de croire en mes capacités.

Mon guide rentre aujourd’hui dans la légende ».
C’est avec la gorge encore nouée que je te dis Adieu.

Que la terre de ziguinchor te soit légère coach Souleymane Dimitri Ndiaye, notre Big Pa nationale.

Fatou Ndiaye BADJI
Ta joueuse, ta fille

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