Marseille au cœur de l’actualité avec un trafic de drogue occasionnant des règlements de comptes meurtriers. Emmanuel Macron y séjournera pendant trois jours. Communication ou visite normale d’un chef d’Etat ? Va-t-on enfin s’attaquer aux problèmes spécifiquement marseillais ?  

Macron annonce un plan pour Marseille dans le domaine de l’éducation (rénovation de 200 écoles), des transports (modernisation du métro et des tramways) et du logement (un programme de rénovation urbaine). Le chantier est d’une grande ampleur. Simples annonces sur fonds de campagne électorale ? Espérons que cette fois-ci que cela devienne concret.  

Pendant toutes ces années passées, beaucoup, dans la classe politique, ont l’impression que le gouvernement laissait faire ; comme pour dire que la crise ne date pas maintenant. Marseille a des problèmes structurels qui datent de longtemps. Le seuil de pauvreté est effarant et pourtant la population est majoritairement jeune, surtout dans les quartiers nord.  

Trafic de drogue au cœur du problème à Marseille 

Quand même, la France est un des premiers pays effectivement consommateurs de cannabis. On est le 2e pays consommateur d’anti dépresseurs et aussi parmi les premiers consommateurs d’alcool. Cela en dit quand même long sur l’état de la société française. La question marseillaise, mériterait peut-être un débat national puisqu’on cherche des solutions pour cette ville aux énormes potentielles.  

La légalisation du cannabis est une solution agitée par certains. Mais est-ce que cela mettra fin aux trafics divers. Quelle est la cause de la délinquance à Marseille ? Est-ce parce que certains territoires sont délaissés par la république ? L’on cite les 2 milliards d’euros déversés pour la politique de permis, ça a commencé à l’époque de Raymond Barre alors Premier Ministre. Et pour quel résultat ?  

Un déplacement de campagne selon Manuel Bompard 

Manauel Bompard, député européen LFI invité de Bruce Toussaint sur BfmTv a donné son avis sur la visite de Macron à Marseille. Il déclare qu’il s’agit là d’un exercice assez classique, qui a lieu tous les dix ans. “Les mêmes mots. Je me rappelle en 2012 marquée, on parlait déjà de l’approche globale et puis, malheureusement, les résultats n’ont pas été à la hauteur de la situation nationale des élections présidentielles” a-t-il dit avant de poursuivre que ; “C’est clairement un déplacement de campagne parce que les problèmes ne sont pas nouveaux. Il y a 1/3 des écoles par exemple à Marseille si on en croit les chiffres qui nécessitent des travaux lourds. On peut se demander où est la République depuis 4 ans pour apporter une réponse à cette problématique. Le drame de la rue d’Aubagne c’était en 2018, on est en 2021. Aujourd’hui, qu’est-ce qui a été fait depuis ? Pour apporter des réponses aux problèmes du bâtiment et de la rénovation, ce qui est nécessaire ? Alors moi, j’ai vu, je crois que les marseillais et les marseillaises sont suffisamment grands et vaccinés pour  comprendre que les voix ne s’achètent  pas même à 6 mois des élections”.  

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