S’ouvre aujourd’hui le procès des militants écologistes coïncidant avec du début de l’examen du projet de loi Terrorisme et renseignement à l’Assemblée Nationale. Ils sont poursuivis pour avoir participé en août 2017, à une manifestation non déclarée autour du village de Bure.

Rokia Pédro

Le procès se tient à Bar-le-Duc (Meuse) et les sept manifestants sont accusés d’« association de malfaiteurs ». Ils se sont en fait opposés au projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo.

Plan Cigeo

L’opposant Jean-Luc Mélenchon a consacré une publication sur son mur Facebook à ce procès et écrit que « Bure a été un véritable laboratoire expérimental de la répression contre les militants : des dizaines de personnes placées sur écoute, un millier de discussions retranscrites, plus de 85.000 conversations et messages interceptés, plus de 16 ans de temps cumulé de surveillance téléphonique, des séries de perquisitions (y compris un avocat et son bureau fouillé – ce qui a été jugé illégal-), une cinquantaine de procès, 28 interdictions de territoire, deux ans de prison ferme et plusieurs centaines de mois avec sursis cumulés… « 

Parmi les manifestants, certains sont aussi accusés de détenir des « substances ou produits incendiaires »; un autre sera jugé pour avoir, « exercé volontairement des violences » sur des gendarmes (sans entraîner d’incapacité totale de travail).

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