La Cedeao  réunie en Session extraordinaire, ce 9 janvier 2021 à Accra, au Ghana, sous la présidence du président Nana Addo AKUFO-ADDO, a pris des mesures à l’encontre du Mali. Ce sont des sanctions accueillies comme une déflagration auprès de nombre de ressortissants des pays concernés par cette organisation. 

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Au cours de cette rencontre, selon le communiqué de la dite organisation, la Cedeao a « déploré le fait que les autorités de la Transition au Mali n’aient pris aucune disposition pour l’organisation de l’élection présidentielle avant la date du 27 février 2022 prévue dans l’accord conclu avec la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO le 15 septembre 2020 et contrairement aux engagements souscrits dans le cadre de la Charte de transition ». 

Elle a aussi déploré « un manque flagrant de volonté politique de la part des autorités de la Transition, qui est à l’origine de l’absence de progrès tangibles dans la préparation des élections, en dépit de la disponibilité manifestée par la CEDEAO et l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux pour soutenir le Mali dans le cadre de ce processus » avant de juger « totalement inacceptable le chronogramme proposé pour la transition » lequel programme que le Cedeao assimile à « simplement un gouvernement militaire illégitime qui tiendra le peuple malien en otage durant les cinq prochaines années ». 

Au terme de cette conférence, la Cedeao a décidé l’imposition de sanctions économiques et financières supplémentaires, conformément aux délibérations de sa soixantième session ordinaire tenue le 12 décembre 2021 à Abuja, au Nigeria. 

Voici les sanctions: 

a) Le rappel pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de
leurs Ambassadeurs accrédités auprès de la République du Mali ;
b) La fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la
CEDEAO et le Mali ;
c) La suspension de toutes les transactions commerciales et financières
entre les pays de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des produits
alimentaires de grande consommation ; des produits pharmaceutiques ;
des matériels et équipements médicaux y compris ceux pour la lutte
contre la Covid 19 ; des produits pétroliers et de l’électricité ;
d) Le gel des avoirs de la République du Mali dans les Banques centrales de
la CEDEAO ;
e) Le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et
parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO ;
f) La suspension de toute assistance et transaction financières en faveur du
Mali par les Institutions de financement de la CEDEAO, particulièrement
la BIDC et la BOAD.

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